Allez je lance le sujet,
Ce premier topic sera modifié régulièrement en fonction de vos demandes. N'hésitez pas à revenir le voir.
Pour le moment et pour être au plus proche de vos attentes, ben justement donnez les moi.
Qu'attendez vous?
Dans quel but?
Sur quel base?
Je ferai 2 gd chapitres, l'injection mécanique continue K-jet de chez Bosch, que j’apprécie particulièrement par sa robustesse et son auto adaptativité intrasec. Et les injections électroniques, généralités sur les injections de serie Bosch LH, et ouverture sur les injections programmables en kit.
Seront rajoutés des [Howto] sur des sujets comme, refaire son doseur Kjet, tester sa Kjet, Installé une injection programmable Megasquirt sur un véhicule (injection ou pas), Les circuits d'alimentation en essence ....
Allez donnez vos dolléances
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Je vais pas vous faire de la belle prose, je ne suis pas un poète non plus.
Le but est de vous faire passer des notions fondamentales.
L'injection électronique.
A ma connaissance la première injection électronique montée de série sur des autos grand public est la Bosch Djet.
Arrivée fin des années 60, elle équipa notamment les DS et Volvo de la série 140 et P1800, Jaguar XJ12, mercedes....
Vous voyez c'est tres SCCT compilent.
Le principe d'une injection électronique est le même qu'un carburateur : Doser une quantité d'essence en fonction de la quantité d'air entrant dans le moteur.
(Ps: dans ce cas je ne parlerai que d'essence (au sens Sans Plomb du terme, pas d'E10, pas d'E85 .....)
Le moyen le plus répendu à l'époque et encore aujourd'hui pour les injections programmables est de mesurer la dépression dans le collecteur d'admission grace à un capteur MAP (manifold absolute pressure).
Le but est de connaitre la pression, ou plutot, la dépression (pour un moteur atmosphérique) qui règne dans votre collecteur d'admission. Ce paramètre, couplé à la température de l'air donné par un capteur IAT (intake air temperature), la cylindrée du moteur, le regime et le fait qu'habituellement l'air contient 20% d'oxygène, permet à un calculateur de connaitre la "masse" d'oxygène qui rentre dans le moteur.
En effet tout l'intéret est là . De connaitre avec précision cette masse. Car pour bruler 1kg d'essence, la chimie exige, 14,7kg d'oxygène pour une combustion parfaite. C'est ce qu'on appelle le rapport stochiometrique.
On parle de Lambda=1 pour un rapport de 1kg d'essence pour 14,7kg d'oxygène. Aussi appelé AFR en anglais (air fuel ratio)
Si vous avez plus d'oxygène, vous êtes par conséquent trop "pauvre", et vous aurez un Lambda>1 et donc un AFR>14.7
Si vous avez moins d'oxygène, vous êtes par conséquent trop "riche", et vous aurez un Lambda<1 et donc un AFR<14.7
Sachant que votre lambda influence bcp de choses sur votre combustion et par conséquent la puissance que vous dévellopez et les résidus de combustion que vous émettez.
Essayez de parler dès le début qu' en Lambda. L'avantage est que lambda = 1 est valable pour tous les carburants, quelque soit leurs compositions.
Et permet de facilement, par la suite, calculer comment modifier une cartographie du premier coup, contrairement à l'AFR qui est spécifique au carburant utilisé.
Donc nous avons déjà 2 capteurs : MAP et IAT.
Il nous faut le régime moteur.
Bien des méthodes existent pour cela, et il n'est pas necessaire de ré inventer la roue si vous souhaitez convertir une vieille auto.
En effet, les premières injections ne geraient que la partie essence.
L'allumage etait laissé à un rupteur et des masselottes dans un bon vieux distributeur.
On récupère le regime via la bobine, exactement comme le fait un compte tour.
D'autres systemes existent avec des capteurs dédiés à cet effet: 2 principaux existent qui servent habituellement à "lire" une roue dentée.
-VR (variable relectance) : 2 fils uniquement, il fonctionne sur le principe d'un aimant qui change de polarité en fonction de la présence ou non de la dent d'une roue dentée. Par conséquent, c'est un GENERATEUR. il ne nécessite pas d'alimentation en courant, il le crée. Attention avec ses capteurs, il nécessite d'utiliser des câbles blindés et reliés (à une seule extremité) à la masse pour ne pas être parasité.
Voici le signal obtenu :
-Hall : c'est un capteur induction, qui nécessite d'être alimenté en courant, d'où habituellement 3 fils (+,-, et signal), Il a l'avantage de sortir un signal tout ou rien en 12 ou 5V
Donc Un capteur couplé à une roue dentée peut facilement vous donner un régime moteur. C'est ce qui est utilisé dans les allumages transistorés des années 70, ou dans les kits vendus sur le net pour remplacer votre rupteur.
Mais une grosse astuce en découle, si sur cette roue dentée, vous supprimez une dent, vous pouvez repérer de façon précise un point précis dans la rotation de cette roue, et vous allez le deviner facilement, le but est de detecter le PMH afin de pouvoir calculer la position exacte du moteur à un instant T.
Je m'explique:
Prenez l'exemple d'une roue de 36 dents, à laquelle vous en supprimez une : d'où une roue de 36-1 (nom souvent donné dans ce cas : nb de dent-nombre de dents supprimées)
Imaginez en plus que cette roue tourne au même régime que l'Aac, vous obtenez un système qui peut vous donner avec précision la position du moteur à chaque cycle/temps. En effet le but n'est pas de savoir si vous êtes en compression ou en échappement sur le cylindre concerné puisque la position de votre doigt d'allumeur (qui lui sera fixe, plus de masselote, plus de diaphragme) le fait pour vous.
Le piège est surtout de ne pas mettre le "trou" au pmh mais plutot quelques dents avant. Pour savoir avec précision dans l'avenir qd aura lieu le PMH.
En effet le calculateur se charge de faire le calcul pour vous, il "lit" X dents/seconde, il sait qu'il y a 36 dents par tour et qu'il faut 2 tours pour faire un cycle (le std pour un moteur 4 temps), en plus il sait que le PMH arrive 9 dents après le "trou" (cas général sur un moteur 4 cylindres (36/4=9). Et vous avez demandé au calculateur de vous créer une étincelle pour l'allumage avec 10° d'avance. Et comme par hasard 360° (un tour complet) divisé par 36 (nombre de dents) = 10°. Chaque dent est espacée de 10° de rotation de vilbrequin. Donc une fois passé le trou, et sachant que le PMH est 9 dents plus tard, qd le calculateur aura "lu" 8 dents il saura avec précision que vous êtes à 10° BTDC (before top dead center, donc avant le PMH) et il déclenche l'étincelle. Le calculateur se charge de faire les calculs pour vous déclencher exactement à toutes valeurs demandées, en fonction du régime.
Exemple de roue dentée habituellement utilisée en automobile : Ford 36-1, Bosch 60-2, Renault (Renix) 44-2-2
Un capteur de température moteur est utile afin de gerer le "starter" et l'enrichissement qd le moteur est froid.
Un capteur de position de papillon des gaz (throttle position sensor : TPS) est utile pour avoir une autre forme d'information sur la charge soumise au moteur. Il permet surtout d'enrichir très rapidement le mélange lors d'action brusque sur la pédale et ce avant que la dépression n'ait eu le temps de changer. Dans les années 80, bcp de voitures n'avaient qu'un capteur avec 2 positions tout ou rien : Fermé = moteur au ralenti et ouvert a fond = afin d'enrichir au maximum car le risque de cliquetis est le plus important dans ce cas.
Nous voila donc avec tous les capteurs necessaires : Régime, temperature de l'air, dépression du collecteur, température moteur, et éventuellement papillon des gaz.
D'autres capteurs sont possibles : MAF (mass air flow ou débit mètre en français) qui vous donne de façon exacte la quantité d'air qui passe, pression carburant, huile ..... et un dernier fort utile pour le réglage : capteur de richesse qui permet de lire le taux d'oxygene restant dans les gaz d'echappement (mais je ferai un chapitre a part pour celui là )
Le circuit de carburant.
Contrairement au carburateur, les injecteurs nécessitent une pression plus elevée. De l'ordre de 3 à 4 bars. et le circuit est ouvert.
Une pompe donne une pression permanente dans un circuit qui se deverse dans le reservoir.
Le fait d'avoir un tuyau de depression sur le regulateur de pression, relié au collecteur d'admission, sert à maintenir une pression constante par rapport au vide qu'il existe dans le collecteur. C'est un système de regulation supplémentaire qui permet d'augmenter la pression dans la rampe de carburant lorsque la dépression augemente, afin d'injecter plus de carburant en gardant un temps d'ouverture d'injecteur identique.
Voyez un injecteur comme une vanne. Vanne qui débite X cc/minute de carburant à Y bars. Voila les principales caractéristiques d'un injecteur.
Vous trouvez sur le net bcp de "calculatrices" pour connaitre la puissance maxi que vous pouvez sortir avec un injecteur de tel ou tel débit.
Il est d'autant plus simple de régler une injection avec des injecteurs qui sont dans la bonne plage d'utilisation.
Et évidemment il vous faut le fameux calculateur d'injection qui combine les info et fait ouvrir les injecteurs X ms par tour de villebrequin.
Sachant que dans la majorité des cas, on ne cherche pas à synchroniser la pulvérisation de l'essence avec le piston. Tous les injecteurs peuvent "cracher" en même temps. Ce n'est absolument pas un souci.
Vous voilà avec le strict minimum en materiel pour faire tourner un moteur à l'injection